boursePlusieurs professionnels du crédit avaient déjà commencé leur hausse mi-mai et une douzaine de banques ont d’ores et déjà réajusté leur barème à cette date. Les spécialistes de l’économie semblent donc conclure l’arrivée d’une fin de la baisse des taux de crédit immobilier qui ravissait les investisseurs depuis 2012, et qui semblait perdurer jusqu’à il y a encore quelques mois. Actuellement, les hausses sont très modestes, entre 0,05 à 0,30 selon les établissements. La majorité des autres banques ont, elles, préférés de toucher à rien et maintenir le statu quo. Seule une banque à continuer à baisser ses taux, sur certains produits financiers seulement.

La remontée devrait toutefois être lente, et progresser par petit palier, il n’y a donc pas lieu de paniquer.

Quel impact sur le marché ?

Si les emprunteurs ne ressentiront pas les effets de cette hausse immédiatement, ils doivent tout de même commencer à envisager de passer à la vitesse supérieure. En effet, ceux qui envisageaient d’emprunter et d’acheter dans les prochaines années risquent d’avancer leur projet pour bénéficier de taux encore avantageux.

L’immobilier neuf, notamment, connait un regain d’intérêt depuis quelques semaines, et l’immobilier ancien voit se présenter de nouveaux profils d’acquéreurs.

En effet, les couples qui épargnaient pour s’offrir une maison neuve, n’ayant atteint une somme d’apport suffisante et souhaitant profiter d’un crédit sur 20 ans à taux intéressant se sont donc précipité à la banque, et ont revu leur critère pour accéder à la propriété dans la mesure de leurs moyens. On voit aussi les recherches se concentrer de plus en plus en périphérie des grandes villes et dans les campagnes. Ainsi, l’immobilier à Colombes a fleuris tandis que celui de Paris Intra-muros chute. Les maisons rurales sont également de plus en plus recherchées, tandis que les centres-villes se vident, à l’image de Saint-Etienne, par exemple.